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Articles

"Effata - Ouvre-toi !"

23eme DTO B Est-ce un miracle de plus que nous raconte St Marc dans son Evangile? Pas seulement, c’est peut-être pour nous l’occasion de mieux comprendre et accueillir le salut offert par Dieu en Jésus son Fils notre Sauveur. Ce récit dit tellement bien l’action de Jésus pour l’homme, que la liturgie du Baptême de l’église catholique insère un rite appelé Ephata dans son déroulement. De même, les catéchèses de nombreux Pères de l’Eglise auront à coeur de montrer l’entrée dans la vie chrétienne comme un acte de guérison que Jésus opère dans la vie du nouveau croyant. Voilà donc pour nous aujourd’hui, en ce dimanche où nous célébrons la mort et la résurrection du Christ, l’oeuvre de salut par excellence, une autre façon d’entendre ce salut offert, cette oeuvre de Dieu qui s’accomplit. Le salut se compare à la guérison de cet homme ; à son ouverture au monde. Jésus ouvre ses oreilles, il délie sa langue. Jésus pose comme un acte médical assez simple. Ce n’est ...

Aimer comme le Christ

Mariage A. et G.  1er août 2015  A et G, je voudrais commencer par vous remercier pour la qualité et le sérieux avec lequel vous avez abordé l’année de vos fiançailles et votre préparation au sacrement de mariage. Ceux qui vous connaisse bien diront qu’il n’y a rien ici d’étonnant car vous n’êtes pas du tempérament à faire les choses à moitié. Il arrive un moment où il ne suffit plus d’envisager, il faut faire le pas. C’est un pas engageant qui se vit dans la confiance. On ne peut choisir sans se risquer. Aujourd’hui vous concrétisez et signifiez devant tous vos proches et amis et devant l'Église votre réponse, votre oui, pour vivre unis dans le mariage. Ainsi vous répondez à votre vocation. Bien sûr le sacrement de mariage est un choix libre que l’on pose. Il est aussi une réponse que l’on donne à Dieu qui donne la grâce de vivre de son alliance. A et G, je ne vais pas reprendre les fondamentaux du sacrement de mariage. Vous avez eu un long de temps de préparat...

Eucharistie, Se donner et recevoir.

Détail - icone les Disciples d'Emmaüs - Michaël Greschny 17ème dimanche TO B - 2015 Nous entrons ce dimanche et pour plusieurs dimanche consécutif dans le chapitre 6 de St Jean nommé aussi le discours sur le pain de vie. Jean propose ici une méditation sur l’eucharistie qu’il ne reprendra pas lors de la cène du Christ préférant se concentré sur le geste d'abaissement, le lavement des pieds. Il y a un signe fort qui est donné à la foule. Jésus nourri tant de monde et les 4 Évangéliste auront à coeur de transmettre ce qui s’est vécu dans cette multiplication des pains. A travers ce geste c’est le sens même de la venue du Christ parmi les hommes qui se fait connaître. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son fils. Dieu a tellement d’amour pour nous qu’il veut se faire notre nourriture pour qu’en demeurant en nous, nous demeurions éternellement en Lui. Cette échange de don mutuel c’est la logique de l’amour divin. C’est la logique de l’alliance. Celle céléb...

Eucharistie, une histoire de faim.

18ème DTOB - 2015 F et S en chaque eucharistie nous répondons à une invitation et venons puiser à la source de la vie de Dieu. Ce trésor de la présence du Christ vivant qui se fait nourriture, il nous est difficile d’y rester attentif et présent. Les paroles du Christ nous interpellent et nous questionnent encore aujourd’hui. De quoi avons nous faim? Quel est notre désir intérieur ? Comment s’exprime notre désir de Dieu? Qui est le Christ pour nous ? Il y a eu un temps dans la vie de l'Église où les fidèles ne communiaient plus assez. L’eucharistie était vu avec une telle importance qu’elle était réservée aux jours solennelles après une bonne confession pour mériter de la recevoir. De nos jours nous avons l’occasion de recevoir régulièrement l’eucharistie et si nous ne prenons pas garde, nous pouvons en faire acte banal et d’en perdre sa réelle valeur. Au fond ce n’est pas que l’on communie trop, mais que l’on ne prend peut-être pas le temps nécessaire pour approfondi...

"il s'enfuit, tout nu !"

Rameaux 2015 Avez vous remarqué dans la passion selon St Marc, lors de l'arrestation de Jésus, il y a un jeune homme qui était là et qui suivait Jésus de loin. Mais quand soudain les gardes veulent se saisir de lui l'attrapant par son manteau, il s'enfuit ! Tout nu ! Comment St Marc, qui habituellement ne s'encombre pas de détails,  peut-il préciser cet événement qui semble si futile?   Est-ce pour mettre un peu de légèreté dans un moment aussi grave ? Il est vrai que ça peut faire sourire ! Mais qui est cet homme qui s'enfuit tout nu ? Il n'a pas de nom ! C'est peut être Marc lui même qui évoque son désir de suivre le Christ jusqu'au bout et qui comme disciple ne se sent pas plus fidèle que les autres qui l'ont abandonné et se sont enfui sans pouvoir rien posséder de leur maître.   Cet homme c'est aussi la préfiguration du Christ saisi et dépouillé de tout, mis à mort, déposé dans un drap, un linceul, mais dont la mort...

La Croix Glorieuse - Messe de rentrée des paroisses du Haut-Grésivaudan.

14 septembre 2014 la Croix Glorieuse Messe de rentrée des paroisses du Haut-Grésivaudan - Goncelin Frères et soeurs, quelle joie de pouvoir commencer cette nouvelle année des paroisses du Haut-Grésivaudan sous le signe de la croix glorieuse ! Celle ci nous centre sur le Christ, qui nous rassemble, et nous envoie. Cette croix est un témoignage de foi par elle-même. Petite anecdote : il y a quelques années,  ma nièce qui avait alors 6 ans me posa une question hautement théologique ; comme savent si bien le faire les enfants. Elle venait de se retrouver nez à nez avec la grande croix de Taizé qui représente Jésus avec Marie sa mère et le disciple bien aimé.  Elle demanda soudain : "dis tonton pourquoi Jésus a voulu se faire crucifier ?" Me voilà d'un coup tenu à trouver une réponse la plus ajustée, sans être trop compliqué. Alors j'ai essayé de lui faire comprendre que Jésus n'aimait pas plus la souffrance que nous, qu'il n'avait sûrement pas...

Nuit de Noël 2013

“Seigneur tu as fait resplendir cette nuit très Sainte des clartés de la vraie lumière”. Ce sont les mots de la prière qui introduit notre célébration ce soir. Nous célébrons la fête de la nativité du Christ, et si nous sommes là ce n’est pas simplement pour faire mémoire d’un moment passé. Ce n’est pas non plus pour perpétuer une tradition qui serait voulue par les hommes. C’est pour entrer dans la joie et célébrer l’initiative de Dieu, de rejoindre tous les hommes et de venir habiter parmi nous en Jésus. Si parfois nous pouvons avoir du mal à croire, à entrer dans la foi, ce n’est pas que nous sommes plus intelligent ou plus bête que les autres. C’est surtout, me semble-t-il, que nous avons du mal à regarder au delà de nous même. Comme si tout dépendait de nous. Comme si en dehors de l’homme et de ce qu’il est capable il n’y avait que rêve ou superstition. A un tel point qu’au fond on peut se demander : à quoi Dieu peut-il bien servir en ce monde où tout doit être uti...